Le cancer de l’ovaire est la 5e cause de décès en Amérique du Nord. Selon Statistiques Canada, en 2017, 2 800 Canadiennes auraient obtenu un diagnostic de cancer et 1 800 en seraient décédées.

Francis Rodier, bénéficiaire d’une subvention de fonctionnement à la Société de recherche sur le cancer et sa collègue Anne-Marie Mes-Masson, tous les deux chercheurs au CRCHUM et professeurs à l’Université de Montréal, ont découvert une manière de déjouer les cellules cancéreuses du type de cancer de l’ovaire le plus courant et le plus mortel: le cancer épithélial de l’ovaire. Leur approche dite « crochet uppercut » permettrait de causer la mort des cellules cancéreuses en les empêchant de réparer leur ADN et de proliférer.

« Dans le cas du cancer épithélial de l’ovaire, nous agissons en deux temps. D’abord, nous forçons le vieillissement prématuré des cellules cancéreuses ce qui les empêche de se proliférer. C’est le “crochet thérapeutique”. Puis, nous lançons notre “traitement uppercut” pour provoquer leur mort et leur élimination. Cette stratégie exige une excellente coordination des deux étapes », explique Francis Rodier.
« Notre approche pourrait améliorer l’efficacité de la chimiothérapie et contrecarrer la résistance systématique associée à ce traitement », dit Anne-Marie Mes-Masson.

Publiée dans la prestigieuse revue Nature Communications, l’approche du « crochet uppercut » a également été testée sur des modèles précliniques de cancers ovariens et du sein, ce qui a permis d’en valider l’efficacité. Ces résultats prometteurs serviront à proposer des essais cliniques où l’on pourra évaluer, entre autres, la réponse immunitaire face à cette nouvelle combinaison thérapeutique. Au nom de tous ses donateurs et collaborateurs, la Société de recherche sur le cancer félicite Francis Rodier et Anne-Marie Mes-Masson pour ce travail extraordinaire. Bonne continuation!

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